COUP DE CŒUR Randonnées autour de Couze-et-Saint-Front : immersion au cœur du Périgord sauvage

Je suis arrivée à Couze-et-Saint-Front en 2016, un peu par hasard, mais pas complètement…

En réalité, mon histoire avec le Périgord avait commencé bien avant.

J’ai grandi dans le Périgord Vert, à côté de Nontron.

Puis je l’ai quitté à 21 ans pour la région parisienne, où je suis restée plus de trente ans.

Une autre vie. Un autre rythme…

Et puis, un jour, l’envie de revenir.

Pas forcément de s’installer tout de suite. Juste de retrouver quelque chose.

On a acheté une maison ici, à Couze-et-Saint-Front.

Une maison de vacances. Un point d’ancrage.

Rien de plus… au début.

Et puis il y a eu les chemins.

On a commencé à marcher, sans programme…à suivre les sentiers, à se perdre un peu, à découvrir.

Une vallée, une lumière, un point de vue sur la Dordogne.

Le bruit de l’eau. Le silence des sous-bois.

Et sans vraiment s’en rendre compte, on est tombées amoureuses de l’endroit.

 Le matin où tout s’est arrêté

Je me souviens d’un matin, parties plus tôt que d’habitude.

Le village était encore endormi.

En quittant Couze-et-Saint-Front, la petite rue montait doucement.

L’air était frais. Dense. Vivant.

Puis la lumière est arrivée.

Sur les hauteurs, la vallée de la Dordogne s’est ouverte d’un coup.

Un voile léger flottait au-dessus de la rivière. Le soleil commençait à percer.

Je me suis arrêté.

Longtemps.

Dans ces moments-là, il n’y a plus rien à ajouter.

Apprendre à regarder

Avec le temps, on a appris à marcher autrement.

Plus lentement.

Sur le chemin des orchidées, par exemple, on ne cherche plus à avancer.

On observe.

Chaque détail compte.

Chaque pas devient attentif.

C’est une autre manière de randonner. Plus silencieuse. Plus profonde.

Suivre les chemins… et les prolonger

Très vite, les sentiers autour de Couze-et-Saint-Front n’ont plus suffi.

On a eu envie d’aller plus loin.

Vers Lalinde, pour l’ambiance vivante de la bastide, flâner au marché le jeudi matin.

Vers Molières, pour les panoramas et le calme de la petite bastide.

Vers Lanquais, où les chemins deviennent plus sauvages.

Et puis un jour, presque sans le chercher, on a rejoint le GR6.

Un fil invisible qui traverse la région… et qui donne envie de continuer encore.

Ouvrir une carte, repartir

À force d’explorer, une autre habitude est née.

Celle d’ouvrir des cartes.

Celles éditées par le Comité Départemental du Tourisme de la Dordogne sont rapidement devenues indispensables.

Autour de Beaumont-du-Périgord, de Monpazier, d’Issigeac…

On les a achetées les unes après les autres.

Pas pour les collectionner.

Mais pour continuer.

Parce qu’ici, il suffit d’ouvrir une carte pour avoir envie de repartir marcher.

Se perdre… et trouver mieux

Je me souviens d’un jour où on s’est trompées de chemin (un peu à cause de moi, je dois bien l’avouer…il paraît que si je dis d’aller à droite, il faut impérativement aller à gauche sans réfléchir), en direction de Lanquais.

Le sentier est devenu plus étroit. Plus sauvage.

On aurait pu faire demi-tour.

On ne l’a pas fait.

Et quelques minutes plus tard, une ouverture, on est arrivées tout près d’une magnifique demeure.

Un point de vue inattendu. Sans personne. C’est souvent comme ça que commencent les plus belles découvertes

Une idée qui prend racine

Le problème, c’est que plus on venait… plus repartir devenait difficile.

Chaque séjour nous rapprochait un peu plus de cette idée qu’on n’osait pas encore formuler :

 Et si on vivait ici ?

Mais notre vie était ailleurs.

Nous étions enseignantes en région parisienne. Une vie stable, bien installée.

Alors on n’a pas tout bouleversé d’un coup. On a juste commencé à imaginer, à rêver.

Et petit à petit, un projet a pris forme.

On s’est mis à regarder les maisons autour de la nôtre.

À rêver d’un lieu à part.

Créer des gîtes.

Redonner vie aux bâtisses.

Imaginer une petite place centrale, comme un village dans le village.

Un projet un peu fou. Mais qui nous ressemblait.

Et puis, un jour, une maison s’est libérée juste à côté.

On a hésité.

Puis on s’est lancé.

Ensuite, tout s’est enchaîné.

Cette opportunité. Puis une autre.

Des décisions importantes, qui devenaient peu à peu évidentes.

Jusqu’au moment où il a fallu faire un vrai choix.

Alors on l’a fait.

On a quitté la région parisienne.

Et on est revenus vivre ici, à Couze-et-Saint-Front. Et pour partager les découvertes, on s’est inscrit à un club de marche nordique. On y a fait de très belles rencontres.

Marcher… et rester

Aujourd’hui, on marche toujours autant.

Mais différemment.

Avec cette sensation particulière de connaître les lieux… tout en continuant à les découvrir.

Parce qu’ici, rien n’est figé.

La lumière change. Les saisons transforment les paysages.

Et chaque randonnée devient une expérience nouvelle.

Parfois, en fin de journée, la lumière redescend doucement sur les pierres des maisons.

Les pas ralentissent.

On repense aux chemins parcourus.

À ceux qu’on n’a pas encore explorés.

Et une seule idée revient, encore et encore : rester un peu plus longtemps.

Une Dordogne à part

On parle souvent de la Dordogne pour ses villages, ses marchés, sa gastronomie.

Ici, autour de Couze-et-Saint-Front, ce sont aussi les chemins qui racontent le territoire.

Des chemins discrets.

Vivants.

Et infinis.

 Et si vous veniez les parcourir à votre tour ?

Les conseils que j’aurais aimé avoir en arrivant ici

Avec le recul, il y a des choses que j’aurais aimé savoir dès le début.

Pas pour mieux préparer mes randonnées…

Mais pour mieux en profiter.

  •  Ne pas vouloir tout voir trop vite

Au début, nous avions envie d’explorer un maximum.

D’enchaîner les chemins, les villages, les points de vue.

Mais ici, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.

Certains endroits se méritent.

D’autres se découvrent au bon moment.

 Prenez le temps. Revenez. Laissez les chemins faire leur travail.

  • Accepter de se perdre un peu

Les plus belles découvertes que nous avons faites (grâce à moi, vous vous souvenez de mon sens de l’orientation) n’étaient pas prévues.

Un détour, un mauvais chemin, une hésitation.

Et souvent, derrière, un paysage inattendu.

 Ici, se perdre n’est pas une erreur. C’est une manière d’explorer.

  • Marcher à différents moments de la journée

Longtemps, je marchais surtout en journée.

Puis j’ai découvert les matins très tôt… et les fins de journée.

La lumière change tout.

Les ambiances aussi.

 Si vous le pouvez, testez une randonnée au lever ou au coucher du soleil.

Ce sont souvent les plus beaux moments.

  • S’équiper simplement, mais correctement

Certains chemins peuvent être glissants, surtout après la pluie.

 Rien de compliqué, mais :

-de bonnes chaussures

-de l’eau

-et un minimum d’orientation font toute la différence.

  •  Observer plus que performer

C’est probablement le conseil le plus important.

Ici, la randonnée n’est pas une course. C’est une immersion.

Regarder les détails.

Écouter les sons.

Sentir les saisons.

 C’est là que la magie opère.

  •  Et surtout…Si je devais résumer en une seule chose

Ne venez pas seulement pour marcher. Venez pour ressentir.

Parce qu’autour de Couze-et-Saint-Front, les chemins ne sont pas seulement des itinéraires.

Ce sont des expériences, on ne vient pas seulement pour visiter la Dordogne. On vient pour la vivre.


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